Drink Talk #1 – IA de confiance & labellisation des données

Le drink and talk NR est un rendez-vous convivial des collaborateurs et partenaires de confiance de la Javaness, destiné à nous sensibiliser sur les impacts sociétaux du numérique et les meilleures voies et moyens pour développer ensemble des moyens d’action concrets pour améliorer nos pratiques et notre impact.


Pour ce premier rendez-vous, nous avons eu le plaisir d'accueillir Clément Leduc qui nous parlera de son sujet de recherche en préparation sur les transformations de l'industrie de l'IA et professionnalisation des activités d'annotation de données. Offshore / question circulation données / question sociale / condition travail.

La Javaness est le partenaire de l’IA de confiance des grandes organisations. Pour se faire nous devons veiller sur un numérique responsable pour nos solutions et nos clients.

Oui mais le numérique responsable c’est quoi ? : Il s’agit d’une démarche qui vise l’amélioration continue des impacts du numérique. On pense souvent aux gaz à effet de serre qui sont générés lors de la fabrication du matériel informatique mais aussi son utilisation mais il existe d’autres impacts humains.


Ainsi pour se tenir informé de toutes les facettes qu’englobe ce terme de « numérique responsable », nous avons organisé notre premier drink & talk sur ce sujet dans nos locaux. Nous avons ainsi reçu en cette fin de mois de juin, deux intervenants dans les locaux de La Javaness.

Clément Leduc étudiant de sociologie, nous a parlé de son sujet de thèse en préparation sur les transformations de l'industrie de l'IA et professionnalisation des activités d'annotation de données. Avec son collègue Maxime (nom de famille), doctorat polytechnicien, ils ont conduit une enquête à Madagascar afin d’en savoir plus sur ces nouveaux annotateurs et leurs conditions de travail.


L’annotation permet de produire un jeu de données et d’entrainer un algo. C’est une étape essentielle pour développer une solution d’IA puis l’entretenir. Elle nécessite de mobiliser des ressources qualifiées sur des tâches fastidieuses. Mais il est important de savoir quelle pratique d’annotation est employée surtout avec une chaine d’annotation externalisée à l’étranger.

En effet les besoins en annotation augmentent et beaucoup d’entreprises font le choix d’externaliser le traitement des données dans des pays ou les coûts sont moindres. Madagascar étant l’un des principales destinations.


Ils nous ont ainsi donné l’exemple des nouveaux self-services pour se restaurer ou, fini les traditionnelles cantinières qui vous donnaient la note une fois votre plateau remplis. Une IA scanne les différents composants de votre déjeuner et après les avoir identifiés et rattachés au prix, vous sort le montant total.


Bien sur pour qu’une telle identification soit possible, l’IA doit être entrainer. Ainsi le self demain à une entreprise française d’effectuer ce travail. L’entreprise française passe alors par un centre malgache. Ainsi des milliers d’images de plateau repas y sont envoyés pour y être annotées. Ceci est une assiette, ceci est une banane, ceci est une portion de riz.

A chaque fois que le self va changer de menu il va bien sur falloir continuer l’annotation sur ces nouveaux éléments. Il s’agit donc d’une tâche très répétitive.

Mais qu’en est il de la condition de ces travailleurs ?

Une quarantaine d’heures par semaine pour un salaire de quelques centaines d’euros qui ne suffit pas pour vivre décemment. Une précarité de l’emploi toujours présente.

D’autres entreprises veulent elles annoter des extraits de vidéo surveillances afin de déterminer certains patterns pour la détection de vol par exemple. Ici le numérique responsable est mis en péril pour des questions de sécurité et de respect de notre vie privée. En effet les personnes ne savent pas qu’elles sont filmées, que leur visage est enregistré puis envoyé dans un pays étranger. Une fois dans un de ces centres, le niveau de sécurité varie notamment en fonction du client mais n’est pas toujours adéquate au vu de la sensibilité des données. Une chaine de sous-traitance longue entraine de nombreux risques.

Le numérique responsable ce n’est donc pas cantonné qu’à l’environnement, ce sont aussi les travailleurs et données.


La Javaness met depuis longes en places des moyens pour respecter le numérique responsable et palier les dérives environnementales et sociales :

  • Eco conception de nos solutions avec des composants technologiques, fonctionnels et méthodologiques pour limiter la consommation de ressources.

  • Minimiser l’impact sur l’environnement de nos solutions grâce par exemple à l’active learning qui permet de réduire nombre de données à labeliser réduisant ainsi la consommation énergétique.

  • Sécurités de systèmes et des données avec notamment une annotation en interne.

  • L’inclusion de l’ensemble des parties prenantes.

  • Le choix des open-standard et de l’open-source pour assurer la maintenabilité et l’auditabilité dans la durée.


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