Interview d’Alexandre Martinelli, CEO et Co-fondateur de La Javaness sur Forbes

Dernière mise à jour : 7 avr.

Notre CEO et Co-fondateur de La Javaness, Alexandre Martinelli, a donné une interview avec Jean-Marc Sylvestre sur l'IA de confiance, la transformation par la data et l'IA. L’IA prend en effet une place de plus en plus importante dans notre vie quotidienne et dans les entreprises.


23/03/2022


En complément de l’échange :


Quels sont les services que propose La Javaness ?


Nous avons trois offres permettant d’accélérer « l’AI journey des entreprises ». Une offre d’expertise et de conseil, qui consiste à imaginer l’entreprise de demain avec l’IA et à construire une feuille de route pour y parvenir de manière très opérationnelle et responsable. Une offre de solutions prêtes à l’emploi et personnalisable : Otto, l’IA pour automatiser les processus, Gedi, pour simplifier l’accès à la connaissance et Predictor, un service pour faire des recommandations personnalisées en temps réel (pricing, next best action). Notre troisième offre, l’IA factory, met à disposition de nos clients nos outils et méthodes afin de leur permettre de construire leur autonomie stratégique sur leurs processus critiques.




Quels sont les enjeux qui s’appliquent à l’IA ?


Pour les entreprises, il y a d’abord un enjeu d’automatisation et d’efficience. Il y a aussi des enjeux de création de nouveaux services et même de refonte de toute leur chaine de valeur. Les géants du numérique n’en ont pas fini de menacer tous les secteurs de l’économie, grâce à leurs données, leurs capitaux et leur avance technologique. On pourrait dire que chaque entreprise a de l’IA dans son avenir. Mais aujourd’hui, l’Europe représente seulement 7% des investissements mondiaux en IA, contre 80% pour la Chine et les États-Unis. Il n’est pas trop tard pour être leader mondial sur certains secteurs et thématiques clés de l’IA, si on y met les moyens. L’Europe travaille actuellement à un projet de régulation car l’IA est inévitable et source d’opportunité mais intègre aussi des risques : consommation indécente de données, protection des données personnelles, inclusion. Des acteurs tels que nous doivent montrer la voie en anticipant et en jugulant ces risques.




Comment évolue le marché ?


Après les expérimentations de ces dernières années, les entreprises commencent à appréhender progressivement l’IA dans toutes ses dimensions et notamment son passage à l’échelle.




Quels projets mettez-vous en place ?


Avec notre IA factory nous accompagnons des entreprises et des acteurs publics vers leur autonomie stratégique pour leur permettre de développer leurs propres capacités IA. Sur des sujets comme le contrôle de la fraude, le pricing temps réel, l’analyse automatique de CV, ou la recherche d’information, nous contribuons à passer à l’échelle de nombreux cas d’usage. Certaines DSI ou DG nous sollicitent aussi pour participer à la définition de leur stratégie IA et data. Enfin, notre projet, c’est d’améliorer notre impact positif, que nous allons consolider grâce au label numérique responsable cette année : D’abord en choisissant des projets qui n’ont pas un impact qu’en terme de ROI comme par exemple AI for Cities qui permet de piloter les émissions de CO2. Ensuite par notre effort de R&D (plus d’un tiers de notre CA), notamment sur des sujets de minimisation d’utilisation de données ou encore d’explicabilité des algorithmes. Nous préparons aussi de livrer des outils à la communauté du logiciel libre prochainement pour essaimer nos bonnes pratiques.

L’échange et le jeu de questions/réponses est aussi à retrouver sur le site de Forbes France ici.

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